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David Bohm,
La plénitude de l'univers,
Le Rocher, 1987
« Je dirai que dans mon
travail scientifique et philosophique, mon souci principal a été de
comprendre la nature de la réalité en général et de la conscience en
particulier comme un tout cohérent, qui n'est jamais statique ni complet,
mais plutôt un processus sans fin de mouvement et de déploiement. »
David Bohm m'a soufflé l'idée des vagues de particules relatives dans
ce livre, qui est le plus proche des idées de la DCU que je connaisse.
David Bohm, F. David Peat,
La conscience et l'univers,
Le
Rocher, 1990
« En considérant les implications de l'attitude scientifique, il
semble bien étrange que, du moins dans la culture occidentale, elle n'ait
été jugée nécessaire que dans des domaines limités. C'est comme si on
disait : "Dans mon laboratoire je m'efforce sérieusement d'admettre
les faits, mais dans les autres domaines de l'existence, comme les
relations humaines ou la politique, mieux vaut fausser les règles chaque
fois que c'est commode, et adapter les faits aux besoins, quels qu'ils
soient." Cela créerait une formidable révolution si l'on admettait
sérieusement, sincèrement, que l'attitude scientifique est valable et
nécessaire dans tous les aspects de l'existence. Alors, la contribution
profonde apportée par la science à l'élan créateur prendrait la forme
d'une extension de l'attitude scientifique à tous les rapports humains. »
David Bohm et David Peat exposent dans ce livre une métaphysique de la plus belle eau.
Jean-Marie Brohm,
Qu'est-ce que la dialectique,
Savelli, 1976
Une introduction sérieuse et rapidement lue à la dialectique marxiste, dans laquelle j'ai découvert l'unité
dynamique des contraires.
Richard Feynman,
La nature de la physiques,
Le Seuil, collection
Points Sciences, 1980
J'ai découvert le principe de minimum dans ce livre.
« La particule explore grandiosement toutes les courbes, toutes les
possibilités, et décide quel chemin emprunter, en choisissant celui pour
lequel notre quantité est minimale. »
J'en ai déduit que l'univers est en quelque sorte un maximum avec un
minimum de moyens.
On peut aussi trouver dans ce livre l'idée d'une particule unique qui se dédouble, dans
le texte de la conférence Nobel de Richard Feynman en 1965 :
Le téléphone sonne et John Wheeler dit :
-
« Feynman, je sais pourquoi tous les électrons ont la même
charge et la même masse.
-
Pourquoi ?
-
Parce qu'ils sont tous le même électron ! »
John Wheeler parlait de boucles temporelles. Cette notion se retrouve dans l'univers
de Kurt Gödel, en 1950. (Mario Novello, Le cercle du temps,
Atlantica, 2001)
Antonio Fischetti et Tignous
Charlie saute sur les sectes
Charlie Hebdo hors série n° 18, 2004
La crédulité, la folie et l'escroquerie humaines atteignent
d'invraisemblables sommets. Une incitation à développer une métaphysique
rationnelle, respectueuse de la physique.
Martin Gardner,
La relativité pour tous,
Dunod, 1969
J'ai découvert les espaces courbes et la
cosmologie dans ce livre. Il y a un début à tout.
Fred Jerome
Einstein... Un traître pour le FBI
Éditions Frison-Roche, 2005
À ma connaissance, la biographie d'Albert la plus passionnante. Notre ami
a réussi sa carrière de physicien sans s'écraser, en militant pour les
droits civils.
J.P. Moroni,
L'incursion,
Gaston Lachurié, 1987
Bien qu'écrit par un professeur de physique et biologiste, cet ouvrage
est en quelque sorte un classique méconnu de métaphysique moderne.
« Car le cerveau restitue (comment, Dieu seul le sait) l'arôme du
café et les accords de la neuvième, ainsi que les subtilités proustiennes
de l'existence ; qu'il les restitue est d'ailleurs un abus de langage : il
les crée. Car le ciel n'est pas bleu : il émet dans une longueur d'onde
donnée, et c'est tout ; quant au la, au mi, au sol, ils ne sont que
vibration au départ, c'est le cerveau qui leur donne leur coloration
intime, la seule que nous connaissions. [...] Sans le mécanisme inconnu
qui opère cette ultime transformation de l'information élaborée par notre
cerveau, en sensation consciente, en essence, le monde tel qu'avec une
grande précision savent nous le décrire les mille détecteurs par lesquels
la science prolonge nos organes des sens, est vide de sons et de lumières
; il n'est rien de ce que nous en connaissons, il n'est que champs
parfaitement étrangers au scintillement des sensations. Il nous est
totalement étranger, si tant est qu'il ait, même, quelque réalité. »
Rudy Rucker
La quatrième dimension
Le Seuil, 1985
Une aide pour concevoir intuitivement le jeu relatif des
dimensions spatiales.
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Exemple :
Un personnage 2D ne peut que pivoter autour de points dans le plan de
l'espace 2D. Il en va de même s'il ne connaît que la surface d'une sphère.

Rotation en 2D :
Seul un saut périlleux permet de regarder derrière soi. Impossible en effet, de
se retourner sur le côté, puisqu'il n'y a pas d'épaisseur.
Si l'espace 2D est plongé dans un espace 3D, le personnage peut être
sorti de son plan 2D et retourné, comme peut l'être un timbre-poste flottant à la surface de l'eau.
La 2D le voit alors transformé en son symétrique : recto et verso
s'inversent.

Avant et après retournement dans la 3D
(Photos : DCU)
Cette logique peut se transposer à la 3D plongée dans la 4D. Après
retournement dans la 4D, un personnage devient ce qu'était auparavant son
reflet dans un miroir. Par exemple, un pirate avec une jambe de bois à
droite se retrouve avec une jambe de bois à gauche.
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