Page provisoire, recherches en cours |
|
|||||||||
ACCUEIL1. INTRODUCTION
2.
LES BOUCLES
|
|
|||||||||
|
À chaque univers se rattachent des perspectives particulières d'évolution socialeEstimer que certaines choses existent, sont possibles, et d'autres non, implique une certaine conception de la nature et de ses lois. Ces estimations supposent au moins un type d'univers et elles excluent d'autres types d'univers. Nos choix se fondent ainsi sur nos représentations plus ou moins conscientes de la nature, de l'univers. À l'instar de Monsieur Jourdain, qui faisait de la prose sans le savoir, nous faisons tous de la métaphysique sans toujours le savoir. Si nous ne maîtrisons pas consciemment notre métaphysique, c'est elle qui nous soumet à notre insu à ses présupposés, à ses « évidences ». Soit un diagramme cartésien, qui va d'une nature considérée comme indéterministe à déterministe en ordonnée et de cohérente à absurde en abscisse :
|
À chaque univers se rattachent des perspectives particulières d'évolution socialeUne illustration de la cohérence sociale |
|||||||||
![]() |
||||||||||
|
Beaucoup de dialogues sont difficiles parce qu'ils se fondent sur des
conceptions différentes de la nature. La métaphysique aide à savoir où les
divergences se
situent en profondeur. Elle facilite ainsi les décisions
démocratiques.
Dans un univers déterministe, l'éventail des états possibles apporte de grandes contraintes aux évolutions possibles de la société. Dans un univers indéterministe, c'est le contraire. L'éventail des états possibles apporte une grande liberté aux évolutions possibles de la société. Dans un univers absurde, les processus naturels sont irrationnels. Ils permettent de faire tout et n'importe quoi, sans qu'on ait vraiment prise sur eux. Ils débouchent plutôt sur la déliquescence sociale. L'évolution générale des rapports entre les individus tend à être négative. Dans un univers cohérent, c'est le contraire. Les processus naturels sont rationnels. Ils permettent de lancer des projets compréhensibles, maîtrisables. Ils débouchent plutôt sur l'harmonie sociale. L'évolution générale des rapports entre les individus tend à être positive. ~~~~~~~~~~~~~~~
Par leur action quotidienne, les individus transforment en permanence l'équilibre de ces quatre quadrants. Mais les différences relatives entre les métaphysiques reconstituent sans cesse les mêmes divisions fondamentales.
Une illustration de la cohérence sociale
|
||||||||||
|
L'équivalent sociologique du diagramme métaphysique situé plus haut, auquel
il se superpose.
Là encore, il n'y a rien de figé entre ces quatre quadrants : des fluctuations, des dérives, les font évoluer en permanence. À tout moment une résultante générale (le point 0) correspond au rapport de forces global. À lui seul un diagramme est un cliché des rapports de forces à un moment donné. Une succession de ces clichés inscrit le déplacement du pragmatisme sur un « méta diagramme ». La discussion est ouverte pour savoir si l'histoire humaine évolue tendanciellement plutôt vers des succédanés du fascisme, du libéralisme, de l'anarchisme, ou du marxisme... En tout cas, dans les décennies et les siècles à venir, ces étiquettes subsisteront peut-être. Mais elles ne se rattacheront pas tout à fait aux mêmes théories, aux mêmes pratiques qu'aujourd'hui. Comme le fascisme, le libéralisme, l'anarchisme, le marxisme, ne sont pas exactement aujourd'hui ce qu'ils étaient il y a cinquante ans. Par exemple l'industrie d'armement a joué un rôle plus important dans le capitalisme « keynésien » des « trente glorieuses » que maintenant. Nous pourrions aussi observer les divers abandons du principe de la « dictature du prolétariat » et bien d'autres évolutions encore.
|
||||||||||
|
|
|
||||||||
|
|
||||||||||