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ILLÉGAL !
Vous partagez une version pirate d'une
création payante
Votre adresse IP est enregistrée. Des poursuites vont être engagées contre vous.
Sachez que la loi d'un nombre
croissant de pays réprime beaucoup plus durement le piratage de produits
numériques que la mise en danger de la vie d'autrui sur la route.
Les
logiques de partage mènent en effet au communisme.
Pourtant copier une création numérique ce n'est pas la soustraire à son propriétaire,
qui en conserve pleinement l'usage. Ce n'est la « voler » et justifier une
répression graduée jusqu'à la férocité que dans le cadre d'un
capitalisme qui devient de plus en plus obsolète.
Ce ne sont pas tant les droits d'auteur qui sont défendus, qu'un communisme
numérique très populaire qui est attaqué.
Nous avons la possibilité de multiplier à l'infini, presque gratuitement, les
nourritures de l'esprit. Qu'aucune âme n'ait faim. Organisons-nous pour que tout
le monde puisse profiter pleinement de ces merveilleuses possibilités offertes
par les lois de la physique.
La lecture de ce site est limitée à 21 jours. Au delà de cette période
d'essai vous êtes passible de 300 000 euros d'amende et / ou de 3 ans de
prison. Les premières condamnations sont déjà tombées.
Heureusement vous bénéficiez de la clémence d'un ministre qui a promis que
pour une première condamnation, la prison ne vous serait infligée qu'avec
sursis.
Pourquoi ne pas fonctionnariser quelques centaines ou quelques milliers de programmeurs
informatiques et faire d'un Linux particulièrement convivial, compatible avec
tous les matériels, ainsi que d'applications dérivées, un service public
gratuit ? Il s'agirait là d'un excellent investissement. Le bénéfice qu'en
retireraient la quasi totalité des particuliers et des entreprises serait
immense, en échange d'une contribution infime des contribuables et des
entreprises.
Jusqu'à présent, malheureusement, avec la lutte contre le piratage informatique, les États
« oublient » la défense de l'intérêt général des populations.
Les créateurs de
logiciels, comme ceux d'œuvres
musicales, comme les cinéastes, les photographes, les écrivains, les journalistes, liste non close,
devraient pouvoir devenir des fonctionnaires s'ils le souhaitent, avec
toutes les garanties d'indépendance nécessaires. Ils recevraient une
rémunération proportionnelle au nombre de téléchargements de leurs œuvres,
y compris par les réseaux peer-to-peer. Une comptabilisation précise des
téléchargements est d'ores et déjà techniquement réalisable puisqu'il est
possible de savoir qui télécharge quoi avec assez de certitude pour envoyer
quelqu'un en prison pour trois ou cinq ans.
Différents pays, notamment en Europe occidentale, ont ouvert cette
perspective de rétribution indirecte des auteurs dès la fin du siècle dernier.
Par exemple la France a instauré une taxe sur les cassettes vierges en 1985. Des
millions et des millions de consommateurs paient une redevance sur les supports
numériques enregistrables, qui indemnise les artistes et leurs managers pour la
copie privée, même lorsque les supports en question ne servent à enregistrer
ni de la musique, ni des films. Pour être légitime, cette disposition devrait s'accompagner d'une
interdiction des dispositifs anti-copie. Une redevance incluse dans l'abonnement
internet pourrait de la même façon indemniser les auteurs victimes du peer-to-peer. Pour être légitime, cette disposition devrait s'accompagner d'une
légalisation des échanges gratuits d'œuvres. Dans la logique actuelle en
effet, beaucoup
paient une redevance pour la copie de produits qu'ils ne peuvent pas copier.
Une rémunération totale des auteurs par des redistributions financières de l'État
n'est donc pas utopique, les pouvoirs publics savent faire et ils font en partie. Ce n'est
qu'une question de volonté politique et de rééquilibrages économiques. Quels que soient ses revenus, tout
utilisateur d'un ordinateur relié à internet devrait disposer de la plus grande
médiathèque de tous les temps, dans laquelle il lui serait possible de trouver
tout ou presque. La culture partagée ne se divise pas, elle se multiplie.
Ce caractère public éloignerait en outre le spectre des formats numériques
propriétaires, lisibles uniquement sur les lecteurs des propriétaires concernés.
Ce qui épargnerait aux consommateurs le racket marchand de la culture. Imaginons
par exemple que des millions de sites web soient accessibles uniquement avec un
protocole propriétaire. Ils ne pourraient alors être visités qu'à l'aide du
navigateur de telle marque, qui coûterait par exemple le prix d'un mois de
salaire moyen... Appliquer à l'économie de produits numériques (économie d'abondance, un même objet peut se multiplier
par le nombre d'utilisateurs) les règles de l'économie traditionnelle, (de
rareté, un même objet ne peut que se diviser par le nombre d'utilisateurs)
conduit à des inepties. En particulier, ça crée de la rareté artificielle,
de « l'abondance cadenassée ». La culture ne tourne pas à plein régime, alors
que le monde en manque.
Tout le monde devrait pouvoir devenir fonctionnaire.
Il s'agirait là d'une forme de « dépérissement » marxiste de l'État. Si tout
le monde devient fonctionnaire en effet, l'État ne vit évidemment plus au détriment
des non-fonctionnaires. Des entreprises mutualisées assureraient les
ressources financières de l'État. Leur production serait planifiée
démocratiquement.
Vers une démocratie généralisée
Les difficultés sociales, économiques, mettent en péril la survie des
individus. Plus elles sont graves et plus les contraintes qu'elles imposent sont
lourdes. Elles vont ainsi de la gêne à la tyrannie. Seule une économie solidaire
garantit à chacun la réalité matérielle de sa liberté. Sans quoi chacun est
amené à vendre sa liberté sur le marché du travail, dans l'espoir de ne pas se
retrouver à la rue. Les individus ainsi réduits à l'état de marchandises ne sont
pas libres.Cherchons à mettre en place une économie dans laquelle ce qui est bon pour
les entreprises soit bon aussi pour les salariés et les consommateurs. Elle
régulerait démocratiquement l'adéquation entre la production économique
et la satisfaction des besoins sociaux.
En Inde, en juillet 2005
(Photo : Action Mondiale contre
la Pauvreté)
Le logement, la nourriture, le transport, l'instruction, l'information, la
culture, la protection sociale en matière de santé, de retraites... devraient
constituer des droits dont tout le monde devrait bénéficier. Les devoirs
correspondants sont à répartir selon les capacités de chacun.
Rien d'autoritaire
dans tout ça : il n'est pas question d'imposer une quelconque forme de
« bonheur » depuis le sommet de la société vers la base. Au contraire, les
rapports sociaux doivent s'élaborer démocratiquement depuis la base vers le
sommet.
L'éventail des salaires notamment, devrait se déterminer démocratiquement. Il n'est
pas juste qu'une infirmière, qui veille sur la vie de dizaines de patients,
touche des centaines de fois moins qu'un pédégé, qui se contente de défendre ses
intérêts personnels. Les débats en la matière doivent déboucher sur la mise en
pratique d'une échelle de valeurs plus égalitaire. Les entreprises
seraient-elles plus mal dirigées si les « petits cadeaux », les
« stock-options », les « jetons de présence » et les « parachutes dorés »
étaient supprimés ? Autrement dit, si la féodalité patronale était abolie ?
En définitive, ce que chacun fait de sa vie doit être un choix
démocratique. La possibilité de se découvrir une vocation ouvre la porte aux
investissements personnels les plus passionnés, au besoin d'en faire le plus
possible, comme recherche de la forme particulière de bonheur qui convient à
chacun. Mais s'il faut devenir le serviteur inconditionnel d'un patron pour
survivre, il ne reste plus beaucoup de place pour la vocation.
« On peut vivre au monde une
vie magnifique lorsqu'on sait travailler et aimer, travailler pour ce qu'on
aime et aimer ce à quoi on travaille. »
(Léon Tolstoï)
Utopie ? Peut-être. Idéal vers lequel converger démocratiquement ?
Certainement. Nous subissons le présent, mais nous
choisissons au moins en partie l'avenir.
La
Commune de Paris, en 1871.
La démocratie reste active, malgré des conditions effroyables. Exemplaire.
(Reproduction : CD
1500 photos
historiques
libres de droits,
SoftKey 1995)
La Commune de Paris en 1871, l'insurrection de Kronstadt en 1921, la guerre
des républicains espagnols en 1936, parviennent, malgré la répression, à
instaurer une société qui réponde aux besoins moraux, comme aux besoins économiques. Dans ces
organisations sociales, les pouvoirs
reflètent démocratiquement la volonté générale, y compris
dans les usines et dans les administrations.
Les reproductions ci-dessous proviennent du site
Increvables
anarchistes

Des marins de Kronstadt, en 1921
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« Le changement présent donne aux travailleurs la possibilité d'avoir
enfin ses Soviets librement élus, fonctionnant sans aucune pression violente
du parti, de réorganiser les syndicats d'État en associations libres
d'ouvriers, de paysans et de travailleurs intellectuels. Le bâton policier de
l'autocratie communiste est enfin brisé. » |
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« Nous avons lancé un appel à tous les travailleurs de Russie afin qu'ils
luttent pour des soviets librement élus. » |
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« Vivent les Soviets librement élus ! » |
(Izvestia du Comité
Révolutionnaire Provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville
de Kronstadt, 1921, Éditions Ressouvenances, 1988, pour la traduction française)
L'Espagne en 1936, dans le camp des républicains

Usine laitière socialisée

Depuis les crèches collectivisées
jusqu'à l'éducation égalitaire
Hors de ces épisodes socialement futuristes, depuis les débuts de la révolution industrielle, personne ne revendique la
démocratie y compris dans les entreprises et les administrations. Seuls,
quelques individus et groupes, plus ou moins anarchistes, sont l'exception qui confirme la règle.
Pourtant « qui ne dit
mot consent ». Alors est-ce que les démocrates acceptent de fait,
banalisent, la féodalité patronale ? Est-ce de l'inconscience ? À moins que les
travailleurs soient considérés comme trop bêtes pour que la démocratie dans les
entreprises s'inscrive à l'ordre du jour. Dans ce cas, sur quoi se fonde un tel
jugement ?
Depuis bientôt deux siècles, les patrons ne rencontrent pas vraiment
d'opposition sur le fond de leur logique, seulement sur la forme. Ce qui donne
l'impression très nette au plus grand nombre, confortée par les bureaucraties pseudo-communistes, que la
révolution sociale débouche toujours (en théorie et en pratique) sur un simple
changement d'autocratie, de patrons, pas sur une société plus libre et
démocratique.
L'autoritarisme patronal serait-il donc indispensable, même à la révolution ? Les esclaves peuvent effectivement ne pas avoir d'autre recours que la
ruse et la violence - l'autoritarisme - pour se libérer. Mais il ne faut pas que cette ruse et cette
violence s'institutionnalisent en une dictature. Ce qui doit
s'institutionnaliser, c'est une démocratie. Dans laquelle y compris les patrons
aient le droit de vote, mais la voix d'un patron, comme celle d'un travailleur,
ne compte alors que pour un. Merci de ne pas confondre les moyens (la ruse et la
violence éventuelles) et la fin (la démocratie).
S'il n'est pas seulement de façade, ce choix d'une société démocratique se traduit par des objectifs et des
revendications eux aussi démocratiques. En particulier, les revendications salariales ne
doivent pas faire oublier et renvoyer aux calendes grecques la revendication de
démocratie y compris dans les entreprises.
« Contexte » ou pas, il faut savoir ce que nous voulons et militer pour.
Mais de quel contexte s'agit-il ? Ce que les populations comprenaient en
1789, en France, elles le comprennent plutôt mieux de nos jours, partout dans le
monde. Alors pourquoi militer pour autre chose ? Pourquoi se lancer dans des
manœuvres diverses et variées, censées être « comprises » ou « ressenties » par
les masses, et qui occultent l'objectif véritable ? Une « démagogie
mobilisatrice » est-elle préférable à la recherche démocratique de solutions ?
« Y voudraient qu'on soit
intelligents et y nous prennent pour des cons... Ben, comment on ferait,
alors ? » (Coluche, Pensées et anecdotes, le cherche midi, 1995)
Heureusement le feu couve sous la cendre. Dans l'hebdomadaire Politis numéro 888 du 9
février 2006, Johanna Lévy note qu'en 1994, au Brésil, « est créée l'Association
nationale des travailleurs d'entreprises autogérées (Anteag). Elle rassemble
aujourd'hui 52 entreprises récupérées, soit plus de 15 000 travailleurs, dans des
secteurs aussi variés que l'extraction de minerais, le textile ou les services.
[...] Aujourd'hui l'Argentine est, en Amérique latine, le pays qui compte le
plus grand nombre d'entreprises récupérées - près de 200, rassemblant quelque
10 000 travailleurs, des expropriations pour près d'un tiers. Le phénomène,
amplifié par les krachs financiers de 2000-2001, touche désormais l'Uruguay (27
entreprises), le Pérou, le Paraguay et le Venezuela (une dizaine d'entreprises)
et maintenant le Mexique ou le Salvador. »
« Je travaille ici depuis
dix-huit ans, témoigne Wilmer Roja. [...] Aujourd'hui, nous travaillons avec
beaucoup plus de plaisir et d'implication. Nous gagnons tous le même salaire
de 500 000 bolivars par mois, et les coordinateurs n'ont aucun privilège. »
Le monde évolue en permanence
Chaque jour dans le monde marque une évolution par rapport à la veille. Dans
ces conditions changeantes la situation peut s'améliorer, comme elle peut
dégénérer.
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Ou bien nous estimons que dans une nature absurde, seule peut exister une
société absurde - un monde plus juste, dans ce cas, c'est de l'utopie. C'est
alors à chacun de faire son trou sans se poser de questions, y compris au
détriment des autres. Il n'y a plus qu'à continuer d'accroître des budgets militaires déjà
monstrueux. |
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Ou bien nous considérons qu'il y a assez de cohérence dans la nature, pour
qu'il soit possible de parvenir rationnellement, collectivement, à un monde plus
juste. Dans ce cas militons pour une telle société, chacun à sa façon. |
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