Il faut savoir ce que nous voulons !

Section 12

HUMAIN ! HUMAIN... HUMAIN ?   page 6

POUR UN COMMUNISME DÉMOCRATIQUE

Page provisoire, recherches en cours
 
 UN PROJET DE MUTUALISATION DES ENTREPRISES
CONCLUSION 

ACCUEIL
1. INTRODUCTION
2. LES BOUCLES
SPATIALES
3. « Dans » le néant
DIALECTIQUE
POINTS ET
INSTANTS
4. Points de vue
PROLONGEMENTS
LA LOCALITÉ
5. LE MOUVEMENT
ET L'INERTIE
6. L'expansion
cosmique

LE BIG BANG
ÉNERGIE ET
MATIÈRE NOIRES
7. Interférences
dédoublées

LES ATOMES
LES VAGUES
8. Les quatre
interactions

GÉNÉRALITÉS
GRAVITATION
FAIBLE
ÉLECTROMAGNÉTIQUE
FORTE
9. LES FERMIONS,
LES BOSONS
ET LE SPIN
10. LES TROUS NOIRS
11. RELATIONS
QUANTIQUES
12. H ! H... H ?
JUSQU'AU 19e
LE 20e SIÈCLE
LE 21e SIÈCLE
SOLUTIONS ?
MUTUALISATION
COMMUNISME
13. CONCLUSION
14. Comment faire ?
NOTIONS DE BASE
COMPLÉMENTAIRES
ENTRE SCIENCES
15. BIBLIOGRAPHIE
16. Liens d'actualité
SCIENTIFIQUE
INFOS EN CONTINU
17. EN MARGE
 
TABLE DES MATIÈRES

 

 

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J'ai un truc à dire !
 JUSQU'AU XIXe SIÈCLE
 LE XXe SIÈCLE : UNE PLONGÉE DANS L'ABSURDE
 LE XXIe SIÈCLE : TÉLÉPRÉSENCE EN PERSPECTIVE
 QUELLES SOLUTIONS ?
 UN PROJET DE MUTUALISATION DES ENTREPRISES
POUR UN COMMUNISME DÉMOCRATIQUE

 

 

Quels que soient les formes et les délais, les aspirations à plus de justice sociale évoluent, comme toute la société.

Ces évolutions dépendent pour beaucoup de la métaphysique du moment. Est-ce que d'autres façons de survivre sont possibles ? Est-ce qu'il y a dans la nature assez de ressources pour que nous puissions inventer des rapports sociaux plus justes ? Ou est-ce que nous sommes tous prisonniers de destins dont nous ne pouvons pas nous évader ?

 

 

« Non, les pauvres ne sont pas des bons à rien, incapables de se remettre en selle et d'être utiles à leurs semblables. Nous en avons la preuve dans nos communautés Emmaüs. »
(Martin Hirsch in Les utopies d'aujourd'hui, Le Nouvel Observateur hors-série n° 59, juillet/août 2005)

 

 

 

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ILLÉGAL !

Vous partagez une version pirate d'une création payante

Votre adresse IP est enregistrée. Des poursuites vont être engagées contre vous.
Sachez que la loi d'un nombre croissant de pays réprime beaucoup plus durement le piratage de produits numériques que la mise en danger de la vie d'autrui sur la route.
Les logiques de partage mènent en effet au communisme.

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Pourtant copier une création numérique ce n'est pas la soustraire à son propriétaire, qui en conserve pleinement l'usage. Ce n'est la « voler » et justifier une répression graduée jusqu'à la férocité que dans le cadre d'un capitalisme qui devient de plus en plus obsolète.
Ce ne sont pas tant les droits d'auteur qui sont défendus, qu'un communisme numérique très populaire qui est attaqué.

Nous avons la possibilité de multiplier à l'infini, presque gratuitement, les nourritures de l'esprit. Qu'aucune âme n'ait faim. Organisons-nous pour que tout le monde puisse profiter pleinement de ces merveilleuses possibilités offertes par les lois de la physique.

La lecture de ce site est limitée à 21 jours. Au delà de cette période d'essai vous êtes passible de 300 000 euros d'amende et / ou de 3 ans de prison. Les premières condamnations sont déjà tombées. Heureusement vous bénéficiez de la clémence d'un ministre qui a promis que pour une première condamnation, la prison ne vous serait infligée qu'avec sursis.

Pourquoi ne pas fonctionnariser quelques centaines ou quelques milliers de programmeurs informatiques et faire d'un Linux particulièrement convivial, compatible avec tous les matériels, ainsi que d'applications dérivées, un service public gratuit ? Il s'agirait là d'un excellent investissement. Le bénéfice qu'en retireraient la quasi totalité des particuliers et des entreprises serait immense, en échange d'une contribution infime des contribuables et des entreprises. Jusqu'à présent, malheureusement, avec la lutte contre le piratage informatique, les États « oublient » la défense de l'intérêt général des populations.

Les créateurs de logiciels, comme ceux d'œuvres musicales, comme les cinéastes, les photographes, les écrivains, les journalistes, liste non close, devraient pouvoir devenir des fonctionnaires s'ils le souhaitent, avec toutes les garanties d'indépendance nécessaires. Ils recevraient une rémunération proportionnelle au nombre de téléchargements de leurs œuvres, y compris par les réseaux peer-to-peer. Une comptabilisation précise des téléchargements est d'ores et déjà techniquement réalisable puisqu'il est possible de savoir qui télécharge quoi avec assez de certitude pour envoyer quelqu'un en prison pour trois ou cinq ans.

Différents pays, notamment en Europe occidentale, ont ouvert cette perspective de rétribution indirecte des auteurs dès la fin du siècle dernier. Par exemple la France a instauré une taxe sur les cassettes vierges en 1985. Des millions et des millions de consommateurs paient une redevance sur les supports numériques enregistrables, qui indemnise les artistes et leurs managers pour la copie privée, même lorsque les supports en question ne servent à enregistrer ni de la musique, ni des films. Pour être légitime, cette disposition devrait s'accompagner d'une interdiction des dispositifs anti-copie. Une redevance incluse dans l'abonnement internet pourrait de la même façon indemniser les auteurs victimes du peer-to-peer. Pour être légitime, cette disposition devrait s'accompagner d'une légalisation des échanges gratuits d'œuvres. Dans la logique actuelle en effet, beaucoup paient une redevance pour la copie de produits qu'ils ne peuvent pas copier.

Une rémunération totale des auteurs par des redistributions financières de l'État n'est donc pas utopique, les pouvoirs publics savent faire et ils font en partie. Ce n'est qu'une question de volonté politique et de rééquilibrages économiques. Quels que soient ses revenus, tout utilisateur d'un ordinateur relié à internet devrait disposer de la plus grande médiathèque de tous les temps, dans laquelle il lui serait possible de trouver tout ou presque. La culture partagée ne se divise pas, elle se multiplie.

Ce caractère public éloignerait en outre le spectre des formats numériques propriétaires, lisibles uniquement sur les lecteurs des propriétaires concernés. Ce qui épargnerait aux consommateurs le racket marchand de la culture. Imaginons par exemple que des millions de sites web soient accessibles uniquement avec un protocole propriétaire. Ils ne pourraient alors être visités qu'à l'aide du navigateur de telle marque, qui coûterait par exemple le prix d'un mois de salaire moyen... Appliquer à l'économie de produits numériques (économie d'abondance, un même objet peut se multiplier par le nombre d'utilisateurs) les règles de l'économie traditionnelle, (de rareté, un même objet ne peut que se diviser par le nombre d'utilisateurs) conduit à des inepties. En particulier, ça crée de la rareté artificielle, de « l'abondance cadenassée ». La culture ne tourne pas à plein régime, alors que le monde en manque.

Tout le monde devrait pouvoir devenir fonctionnaire. Il s'agirait là d'une forme de « dépérissement » marxiste de l'État. Si tout le monde devient fonctionnaire en effet, l'État ne vit évidemment plus au détriment des non-fonctionnaires.

Des entreprises mutualisées assureraient les ressources financières de l'État. Leur production serait planifiée démocratiquement.

 

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Vers une démocratie généralisée

Les difficultés sociales, économiques, mettent en péril la survie des individus. Plus elles sont graves et plus les contraintes qu'elles imposent sont lourdes. Elles vont ainsi de la gêne à la tyrannie. Seule une économie solidaire garantit à chacun la réalité matérielle de sa liberté. Sans quoi chacun est amené à vendre sa liberté sur le marché du travail, dans l'espoir de ne pas se retrouver à la rue. Les individus ainsi réduits à l'état de marchandises ne sont pas libres.

Cherchons à mettre en place une économie dans laquelle ce qui est bon pour les entreprises soit bon aussi pour les salariés et les consommateurs. Elle régulerait démocratiquement l'adéquation entre la production économique et la satisfaction des besoins sociaux.

En Inde, en juillet 2005
(Photo : Action Mondiale contre la Pauvreté)

Le logement, la nourriture, le transport, l'instruction, l'information, la culture, la protection sociale en matière de santé, de retraites... devraient constituer des droits dont tout le monde devrait bénéficier. Les devoirs correspondants sont à répartir selon les capacités de chacun.

Rien d'autoritaire dans tout ça : il n'est pas question d'imposer une quelconque forme de « bonheur » depuis le sommet de la société vers la base. Au contraire, les rapports sociaux doivent s'élaborer démocratiquement depuis la base vers le sommet.

L'éventail des salaires notamment, devrait se déterminer démocratiquement. Il n'est pas juste qu'une infirmière, qui veille sur la vie de dizaines de patients, touche des centaines de fois moins qu'un pédégé, qui se contente de défendre ses intérêts personnels. Les débats en la matière doivent déboucher sur la mise en pratique d'une échelle de valeurs plus égalitaire. Les entreprises seraient-elles plus mal dirigées si les « petits cadeaux », les « stock-options », les « jetons de présence » et les « parachutes dorés » étaient supprimés ? Autrement dit, si la féodalité patronale était abolie ?

En définitive, ce que chacun fait de sa vie doit être un choix démocratique. La possibilité de se découvrir une vocation ouvre la porte aux investissements personnels les plus passionnés, au besoin d'en faire le plus possible, comme recherche de la forme particulière de bonheur qui convient à chacun. Mais s'il faut devenir le serviteur inconditionnel d'un patron pour survivre, il ne reste plus beaucoup de place pour la vocation.

« On peut vivre au monde une vie magnifique lorsqu'on sait travailler et aimer, travailler pour ce qu'on aime et aimer ce à quoi on travaille. »
(Léon Tolstoï)

Utopie ? Peut-être. Idéal vers lequel converger démocratiquement ? Certainement. Nous subissons le présent, mais nous choisissons au moins en partie l'avenir.

 

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Dans l'histoire récente

Élections à la CommuneLa Commune de Paris, en 1871.

La démocratie reste active, malgré des conditions effroyables. Exemplaire.

 

(Reproduction : CD
1500 photos
historiques
libres de droits,
SoftKey 1995)

 

La Commune de Paris en 1871, l'insurrection de Kronstadt en 1921, la guerre des républicains espagnols en 1936, parviennent, malgré la répression, à instaurer une société qui réponde aux besoins moraux, comme aux besoins économiques. Dans ces organisations sociales, les pouvoirs reflètent démocratiquement la volonté générale, y compris dans les usines et dans les administrations.

 

Les reproductions ci-dessous proviennent du site
Increvables anarchistes


Des marins de Kronstadt, en 1921

puce

« Le changement présent donne aux travailleurs la possibilité d'avoir enfin ses Soviets librement élus, fonctionnant sans aucune pression violente du parti, de réorganiser les syndicats d'État en associations libres d'ouvriers, de paysans et de travailleurs intellectuels. Le bâton policier de l'autocratie communiste est enfin brisé. »

puce

« Nous avons lancé un appel à tous les travailleurs de Russie afin qu'ils luttent pour des soviets librement élus. »

puce

« Vivent les Soviets librement élus ! »

(Izvestia du Comité Révolutionnaire Provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt, 1921, Éditions Ressouvenances, 1988, pour la traduction française)

 

L'Espagne en 1936, dans le camp des républicains


Usine laitière socialisée

 


Depuis les crèches collectivisées
jusqu'à l'éducation égalitaire

Hors de ces épisodes socialement futuristes, depuis les débuts de la révolution industrielle, personne ne revendique la démocratie y compris dans les entreprises et les administrations. Seuls, quelques individus et groupes, plus ou moins anarchistes, sont l'exception qui confirme la règle. Pourtant « qui ne dit mot consent ». Alors est-ce que les démocrates acceptent de fait, banalisent, la féodalité patronale ? Est-ce de l'inconscience ? À moins que les travailleurs soient considérés comme trop bêtes pour que la démocratie dans les entreprises s'inscrive à l'ordre du jour. Dans ce cas, sur quoi se fonde un tel jugement ?

Depuis bientôt deux siècles, les patrons ne rencontrent pas vraiment d'opposition sur le fond de leur logique, seulement sur la forme. Ce qui donne l'impression très nette au plus grand nombre, confortée par les bureaucraties pseudo-communistes, que la révolution sociale débouche toujours (en théorie et en pratique) sur un simple changement d'autocratie, de patrons, pas sur une société plus libre et démocratique.

L'autoritarisme patronal serait-il donc indispensable, même à la révolution ? Les esclaves peuvent effectivement ne pas avoir d'autre recours que la ruse et la violence  - l'autoritarisme - pour se libérer. Mais il ne faut pas que cette ruse et cette violence s'institutionnalisent en une dictature. Ce qui doit s'institutionnaliser, c'est une démocratie. Dans laquelle y compris les patrons aient le droit de vote, mais la voix d'un patron, comme celle d'un travailleur, ne compte alors que pour un. Merci de ne pas confondre les moyens (la ruse et la violence éventuelles) et la fin (la démocratie).

S'il n'est pas seulement de façade, ce choix d'une société démocratique se traduit par des objectifs et des revendications eux aussi démocratiques. En particulier, les revendications salariales ne doivent pas faire oublier et renvoyer aux calendes grecques la revendication de démocratie y compris dans les entreprises.

« Contexte » ou pas, il faut savoir ce que nous voulons et militer pour.

Mais de quel contexte s'agit-il ? Ce que les populations comprenaient en 1789, en France, elles le comprennent plutôt mieux de nos jours, partout dans le monde. Alors pourquoi militer pour autre chose ? Pourquoi se lancer dans des manœuvres diverses et variées, censées être « comprises » ou « ressenties » par les masses, et qui occultent l'objectif véritable ? Une « démagogie mobilisatrice » est-elle préférable à la recherche démocratique de solutions ?

« Y voudraient qu'on soit intelligents et y nous prennent pour des cons... Ben, comment on ferait, alors ? »
(Coluche, Pensées et anecdotes, le cherche midi, 1995)

Heureusement le feu couve sous la cendre. Dans l'hebdomadaire Politis numéro 888 du 9 février 2006, Johanna Lévy note qu'en 1994, au Brésil, « est créée l'Association nationale des travailleurs d'entreprises autogérées (Anteag). Elle rassemble aujourd'hui 52 entreprises récupérées, soit plus de 15 000 travailleurs, dans des secteurs aussi variés que l'extraction de minerais, le textile ou les services. [...] Aujourd'hui l'Argentine est, en Amérique latine, le pays qui compte le plus grand nombre d'entreprises récupérées - près de 200, rassemblant quelque 10 000 travailleurs, des expropriations pour près d'un tiers. Le phénomène, amplifié par les krachs financiers de 2000-2001, touche désormais l'Uruguay (27 entreprises), le Pérou, le Paraguay et le Venezuela (une dizaine d'entreprises) et maintenant le Mexique ou le Salvador. »

« Je travaille ici depuis dix-huit ans, témoigne Wilmer Roja. [...] Aujourd'hui, nous travaillons avec beaucoup plus de plaisir et d'implication. Nous gagnons tous le même salaire de 500 000 bolivars par mois, et les coordinateurs n'ont aucun privilège. »

 

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Le monde évolue en permanence

Chaque jour dans le monde marque une évolution par rapport à la veille. Dans ces conditions changeantes la situation peut s'améliorer, comme elle peut dégénérer.

puce

Ou bien nous estimons que dans une nature absurde, seule peut exister une société absurde - un monde plus juste, dans ce cas, c'est de l'utopie. C'est alors à chacun de faire son trou sans se poser de questions, y compris au détriment des autres. Il n'y a plus qu'à continuer d'accroître des budgets militaires déjà monstrueux.

puce Ou bien nous considérons qu'il y a assez de cohérence dans la nature, pour qu'il soit possible de parvenir rationnellement, collectivement, à un monde plus juste. Dans ce cas militons pour une telle société, chacun à sa façon.

 

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