RETOUR DE BALANCIER
AU XXIe SIÈCLE :
L'UNIVERS EST COHÉRENT

  • À quoi devons-nous nous adapter pour survivre ? À une nature cohérente ou à une nature incohérente ?
  • Existe-t-il entre les intérêts humains, au moins potentiellement, une cohérence telle que nous puissions tous vivre en harmonie les uns avec les autres ?
  • Est-ce qu'il y a assez de cohérence dans la nature pour que des solutions aux contradictions de nos intérêts respectifs soient possibles - de vraies solutions, pas du baratin ?
  • Ou bien est-ce « naturellement » chacun pour soi dans un univers bourré de ruptures et de gouffres infranchissables ?

 

À la fête de l'Huma, en 2008

Des présupposés plus ou moins conscients concernant la cohérence ou l'absurdité de la nature, de l'univers, prédéterminent ainsi notre comportement vis à vis des autres, de nos projets, de nos choix de société. Cette question de la cohérence de la nature recouvre ainsi des enjeux qui dépassent la simple curiosité : il y va de l'orientation plus ou moins rationnelle que nous imprimons à nos propres vies, au système social.

 

 

Cherchons donc une forme de cohérence universelle qui corresponde à ce que nous savons de l'univers. Si nous trouvons quelque chose, un monde plus juste, plus harmonieux, cessera d'apparaître comme une utopie pour devenir une perspective « naturelle », rationnelle.

 

À la Techno parade en 2008 à Paris

 

Bienvenue dans l'univers ! :)

Considérons l'ensemble des constituants de l'univers. Il est bien évident qu'ils ne sont pas en permanence assemblés de la même façon. Lorsqu'ils sont groupés d'une certaine façon, ils constituent l'univers dans un certain état, lorsqu'ils le sont d'une autre façon, ils constituent l'univers dans un autre état. Une analogie perceptible à notre échelle humaine : lorsque des molécules d'eau s'unissent d'une certaine façon, elles constituent de la neige ; unies d'une autre façon, elles constituent des gouttes d'eau. L'histoire de l'univers revient ainsi à l'histoire de combinaisons et de déstructurations successives d'éléments constitutifs.

 

Une unité foisonnante

Considérons maintenant la structure formées par les éléments constitutifs de l'univers à un instant quelconque t.

À cet instant t, potentiellement, les mêmes éléments constitutifs de l'univers pourraient être agencés différemment. Ils constitueraient alors un autre univers, plus ou moins exotique. À tout moment les éléments constitutifs de l'univers pourraient se disposer de multiples façons pour constituer de multiples univers potentiels. Comme les matériaux constitutifs d'une maison pourraient potentiellement s'arranger de multiples façons pour constituer de multiples maisons plus ou moins exotiques.

Demandons-nous maintenant comment de multiples univers parallèles pourraient coexister, tout en partageant les mêmes éléments constitutifs. Pourquoi cette interrogation bizarre ? Parce que nous cherchons une cohérence générale de la nature. Nous nous demandons comment tout ce qui est réel appartient à une même unité, à une même interdépendance universelles. Comment tous les trucs peuvent-ils se ramener à un même machin ? Est-ce que quelqu'un voit comment de multiples univers parallèles peuvent à la fois évoluer indépendamment les uns des autres et posséder en commun les mêmes « briques » élémentaires ? Comment ces univers peuvent-ils appartenir à une même unité ? Leur existence reste totalement hypothétique. Il s'agit seulement dans l'immédiat de développer une ébauche de logique qui apporte de multiples facettes à une même unité fondamentale. De façon à rendre compte des multiples facettes de l'unicité du réel.

Comment deux particules quelconques peuvent-elles être conjointement à quelques centimètres l'une de l'autre dans un univers et en même temps être à des millions de kilomètres l'une de l'autre dans un autre univers ? La solution c'est l'espace, ou plutôt des espaces, qui relient différemment les particules constitutives de chaque univers. Supposons qu'il existe d'autres dimensions spatiales, en plus de nos hauteur / largeur / profondeur. Imaginons une sortes d'arche spatiale, dont un pied chapeaute l'Europe et l'autre pied chapeaute l'Australie. Plus l'arche est longue et plus la lumière qui en suit la courbure doit franchir une longue distance. Plus les deux continents se voient alors éloignés l'un de l'autre. De la même façon, la lumière, lorsqu'elle atteint notre regard, comme tous nos mouvements, tous nos déplacements, suivent l'espace dans lequel nous vivons. Si cet espace se contracte, se dilate, bien des choses se rapprochent ou s'éloignent les unes des autres. Par contre si notre espace habituel fait des nœuds dans quelque hyperespace, la lumière en suit les courbures sans coup férir et vu de l'intérieur, notre espace nous paraît droit, euclidien.

Quant à la tour Eiffel, la voilà maintenant dissoute dans de multiples espaces, de multiples univers parallèles, qui en font ce qu'ils en veulent ! C'est-à-dire que de multiples espaces relient ses constituants de multiples façons - elle possède conjointement autant de formes différentes qu'il existe d'espaces différents les uns des autres.

Rappelons que l'existence des univers parallèles est totalement hypothétique. Il s'agit ici, comme en mathématiques, de partir de prémisses plus ou moins abstraites et de voir où elles nous mènent logiquement.

Avec des espaces différents, de multiples univers parallèles pourraient partager les mêmes particules élémentaires constitutives. Ces espaces particuliers évolueraient indépendamment les uns des autres « autour » de leurs particules communes. Chaque univers serait « direct » par rapport à lui-même, comme notre univers est « direct » par rapport à nous-mêmes, et il serait conjointement « parallèle » par rapport à chaque autre univers.

Il y aurait dans ce partage des mêmes particules une incommensurable économie. La matière constitutive d'un seul univers suffirait en effet à la constitution conjointe d'un grand nombre d'univers équivalents au nôtre ! Et si nous poussions plus loin cette logique ? Si nous faisions avec les particules élémentaires ce que nous avons fait avec les univers ? Une seule particule absolue insécable peut-elle suffire à la constitution de toutes les particules élémentaires ? Il y aurait là encore une belle illustration du principe de minimum. Si nous pouvions franchir cette étape, nous nous demanderions ensuite comment l'univers peut se créer à partir de rien, à partir du néant.

Quelque chose unifie les éléments d'un univers cohérent depuis le premier instant. C'est-à-dire depuis un temps où rien n'avait encore eu le temps de se différencier, où tout était encore unifié. Notre recherche doit donc nous mener en premier lieu vers quelque chose d'élémentaire, de très simple.

Puis, si ce que nous avons trouvé est valide, nous devrions pouvoir trouver, au moins qualitativement, des processus de complexification qui respectent les lois de la physique. Au bout de cette logique, une « unité complexe » doit rendre compte de ce que la physique décrit de la nature.

 

Vers l'étape numéro 2

Comment faire pour que l'espace multiplie une seule particule pour donner de multiples particules ? Attention : multiplier ce n'est pas diviser. Il est assez facile de créer des petites particules en fractionnant une grosse particule - en dissolvant une molécule par exemple. Mais dans ce cas, nous n'aurions rien gagné, nous n'aurions pas progressé dans notre logique. Nous n'aurions qu'échangé un billet de banque contre la même somme en petites coupures. Mais nous, ce que nous voulons faire, c'est un miracle financier. C'est multiplier notre billet de banque : faire une liasse avec un seul billet. Comme la multiplication d'un seul univers par des espaces indépendants donne de multiples univers parallèles.

La clé de l'énigme se trouve dans la page suivante :

LES BOUCLES SPATIALES