Dans l'espace quadridimensionnel « extérieurement ratatiné » en un point « dans » le néant, seules des structures de liens spatiaux comptant au plus trois dimensions spatiales peuvent s'étendre. Résultent de cette restriction la gravitation, le magnétisme et les deux interactions nucléaires.
L'interaction faible ne se produit qu'aux échelles microscopiques. Mais les croisements autorisés entre les 3D hyperdimensionnelles et la 3D dimensionnelle créent aussi un ensemble de phénomènes à la fois microscopiques et macroscopiques : l'électromagnétisme.
Des espaces 2D plus ou moins feuilletés, plus ou moins superposés en « pelures d'oignons » s'entrecroisent plus ou moins à toutes les échelles. Ces espaces 2D peuvent alors s'unir de telle sorte qu'ils occupent des espaces 3D. Ils forment ainsi des pseudo-espaces 3D comparables au nôtre. Il s'agit en fait d'espaces 2D fractals, qui peuvent se cumuler localement et passer par un grand nombre de surfaces de notre espace 3D, mais qui ne possèdent pas de volume « interne ». Se retrouvent là les lignes de forces et les fronts d'ondes du champ électromagnétique.
Ces croisements microscopiques d'espaces 2D expliquent la quantification du moment magnétique de particules qui se situent à des sortes de « carrefours » spatiaux.
Ces distorsions 2D plongées dans notre espace 3D constituent l'interaction électromagnétique.
Par exemple l'énergie des protubérances solaires provient d'ondes électromagnétiques longitudinales en forme de boucles, qui ne s'étalent pas dans notre espace 3D, comme le feraient des ondes sonores. Des contraintes géométriques intrinsèques canalisent un plasma chaud, un mélange de particules neutres, de ions positifs et d'électrons.
Par leur aspect souvent drapé, les aurores polaires constituent aussi des exemples intéressants de l'aspect 2D des phénomènes électromagnétiques. Il s'agit d'interactions entre le vent de particules solaires et le champ magnétique terrestre, qui produisent des excitations et des ionisations d'atomes.
Notre espace apparaît ainsi localement plus ou moins dilaté ou contracté en 2D, selon l'électromagnétisme qui le traverse. Une dilatation spatiale forme une répulsion et une contraction spatiale forme une attraction. Lorsqu'il y a interaction, il y a transformation de la géométrie locale.
Ces anisotropies spatiales locales interfèrent plus ou moins entre elles. Il en résulte des alternances 2D de zones resserrées et écartées. Les trajectoires se déforment en sinusoïdes plus ou moins régulières, plus ou moins amples et intenses, caractéristiques des propriétés ondulatoires de la lumière.
Les photons sont les particules vecteurs de l'interaction électromagnétique. Ce sont des vagues 2D, des déformations passagères, qui suivent les géodésiques des espaces 2D entrecroisés dans de multiples directions. La lumière est ainsi naturellement polarisée dans de multiples directions.
« Dans » l'espace 2D de l'électromagnétisme, les particules suivent des trajectoires plus ou moins courbes, qui résultent en partie de leurs mouvements dans la 3D hyperdimensionnelle. Leurs géodésiques, leurs trajectoires actuelles ou potentielles, suivent le chemin le plus court d'un point à un autre de leur espace courbe. Elles constituent ainsi un « maillage » irrégulier, localement plus ou moins serré. Lorsqu'un maillage se resserre quelque part, il « tire » sur les géodésiques environnantes et il constitue un « attracteur ». Il dévie localement les trajectoires des particules, qui s'en trouvent défléchies. À l'inverse, quand un maillage s'étire, il « repousse » localement les trajectoires, ce qui entraîne là encore des déflexions et il constitue une « répulsion ». Lorsque les trajectoires s'infléchissent, un champ électromagnétique attire ou repousse les photons.
Le mouvement des particules de la 2D électromagnétique résulte ainsi d'un enchevêtrement chaotique de zones plus ou moins resserrée ou étirées, dont les effets se contrarient ou se renforcent plus ou moins. Ce chaos microscopique est plus ou moins hétérogène. Il existe ainsi des zones macroscopiques qui tendent plutôt à attirer les photons de l'espace 2D entrecroisé local, comme il en existe d'autres qui tendent plutôt à repousser les photons.
Plus deux zones de signes contraires (une zone attractive et une zone répulsive) de déflexion des trajectoires des photons s'approchent l'une de l'autre, plus la zone intermédiaire restante qui les sépare possède une courbure forte. Donc plus la liberté de mouvement dans cette zone intermédiaire se restreint, se limite à un espace étroit (ici sur la partie gauche de l'image ci-dessus). Plus deux zones de signes contraires se rapprochent l'une de l'autre et plus elles tendent à se « retenir prisonnières ». Plus elles « capturent » les trajectoires et les particules qui passent par elles.
Lorsque deux zones attractives ou deux zones répulsives (de forte courbure) sont localement en présence, elles s'équilibrent mutuellement plus ou moins. Elles provoquent ensemble sur les trajectoires qui passent entre elles des déformations qui se compensent plus ou moins. Ces trajectoires intermédiaires en équilibre, relativement peu perturbées, repoussent les zones de forte déflexion. Plus deux zones de même signe (deux zones attractives ou répulsives, de forte courbure) s'approchent l'une de l'autre, plus la zone intermédiaire d'équilibre (de faible courbure, traversées par des flèches dans l'image ci-dessus) se renforce, elle tend ainsi à maintenir écartées ces deux zones de même signe.
Comme chacun le sait en effet, les pôles électromagnétiques de signes contraires s'attirent et les pôles de même signe se repoussent.
D'après la loi de Coulomb, deux charges électriques ponctuelles exercent l'une sur l'autre une force proportionnelle à leur produit, attractive si les charges sont de signes contraires, répulsive si elles sont de même signe, et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare.
Par ailleurs, quand on coupe un aimant en deux, les deux pôles se reconstituent : impossible de créer deux monopôles. Et pour cause, les zones 2D subissent des interactions avec le reste de l'univers, elles se déforment plus ou moins en permanence. Leurs géodésiques sont toujours plus ou moins courbes, des zones 2D se contractent ou se dilatent toujours plus que d'autres. Même si nous pouvions « isoler » un monopôle, avec des géodésiques parfaitement régulières, il ne durerait pas longtemps. Très vite ses interactions non locales le déformeraient. Se recréerait alors un électromagnétisme classique.
Un champ magnétique est une zone de distorsions 2D entrecroisées, plongée dans notre espace 3D.
Les particules sensibles au magnétisme possèdent des géométries qui en font des pôles microscopiques plus ou moins attractifs ou répulsifs. Elles transmettent du mouvement, des signaux, en échangeant entre elles des « photons virtuels », fugaces porteurs d'énergie, qui suivent les géodésiques créées par les distorsions 2D entrecroisées.
Pourquoi un champ magnétique peut-il être aussi fort dans le fer, le cobalt, le nickel ou certains alliages, mais pas dans les autres métaux ? Il est par exemple impossible d'attirer une feuille d'aluminium avec un aimant. Pourtant le magnétisme devrait se manifester d'une façon équivalente dans tous les métaux. Les électrons et les photons possèdent en effet les mêmes propriétés dans n'importe quel métal.
Les espaces 2D du magnétisme peuvent se courber localement de telle sorte qu'ils occupent des espaces 3D. Ils constituent ainsi des pseudo-espaces 3D. Les dédoublements de leurs géodésiques se superposent alors de telle sorte qu'ils constituent des « motifs » fractals plus ou moins réguliers. Si cette régularité est suffisante, alors les interférences et les interférences d'interférences s'étendent jusqu'aux grandes échelles : le ferromagnétisme s'ensuit, celui du fer par exemple. Si cette régularité est insuffisante, elle se brouille plus ou moins aux grandes échelles : le paramagnétisme s'ensuit, celui du cuivre par exemple.
De plus, l'aimantation d'un barreau de fer augmente plus vite que sa désaimantation. Une aimantation rémanente subsiste même lorsque le champ magnétique initial ne s'exerce plus. Ce phénomène d'hystérésis s'explique comme précédemment. Le champ magnétique plonge le barreau de fer dans un espace aux géodésiques plus ou moins ordonnées. Cet espace imprime aux atomes et aux ions constitutifs du métal des orientations communes sur de grandes échelles. Ces orientations subsistent plus ou moins en l'absence de champs contraires, ce qui crée une sorte de mémoire du passage du champ magnétique.
Au delà de la température de Curie cependant, l'agitation thermique des molécules brouille la plus ou moins grande régularité fractale créatrice de magnétisme macroscopique et aux grandes échelles toute aimantation tombe à zéro ou presque.
Un même électron induit un champ magnétique pour un référentiel en mouvement par rapport à lui, mais dans le même temps, il n'en induit pas pour un autre référentiel, immobile par rapport à lui. Ces deux référentiels « voient » en effet chacun deux informités différentes (deux des 2# - 1 dédoublements) d'une même réalité. (Dans l'absolu ils « voient » une même réalité sous des angles différents.) À chacune de ces informités correspond un espace 2D particulier. Ce qui crée des vagues 2D particulières pour le référentiel en mouvement et des vagues 2D particulières pour le référentiel relativement immobile. Il y a ainsi superposition d'induction 2D et de non-induction 2D. Selon son état, c'est le référentiel qui sélectionne tel ou tel point de vue, telle ou telle informité.
Dans un album de bandes dessinées relatant les péripéties d'Iznogoud, si ma mémoire est bonne, des personnages traversent une rue. Puis l'un d'entre eux estime qu'il est un peu magicien sur les bords : le trottoir d'où ils viennent est devenu celui d'en face. De chaque côté de la rue, le trottoir est conjointement « celui où les passants sont » et « celui d'en face ». Tout dépend du point de vue. La même logique se retrouve dans l'électromagnétisme. Chaque électron crée et conjointement ne crée pas de champ magnétique : tout dépend du point de vue.