LES PROLONGEMENTS MUTUELS
DES BOUCLES SPATIALES

Nous venons certes d'explorer un univers dont l'unicité absolue fonde l'interdépendance, la cohérence des éléments constitutifs. Mais il ne ressemble à rien de tangible.

# boucles spatiales dans l'absolu, avec une particule relative à chaque extrémité de chaque boucle, cela donne 2# particules relatives. Alors est-ce que l'univers est un [agglomérat de # particules relatives] relié par # liens spatiaux à un autre [agglomérat de # particules relatives]  ? L'observation directe de l'univers permet de répondre par la négative. Nous n'observons en effet pas un énorme machin spatialement relié à un autre énorme machin.

Comment allons-nous donc nous tirer d'affaire ? Qui a une idée ? Personne ? Pourtant une solution existe.

 

De la longueur et seulement de la longueur

Les boucles spatiales ne possèdent en propre qu'un espace unidimensionnel. Elles ne connaissent que la longueur. Leurs espaces peuvent s'additionner lorsqu'ils sont en contact direct ou indirect, mais uniquement dans le sens de la longueur. Les « tiges » des boucles s'agglutinent sans aucun vide entre elles, mais rien ne peut traverser une largeur qu'elles n'ont pas : tout passe par les extrémités. Elles sont les segments relatifs d'un seul lien spatial absolu.

Imaginons que seulement deux boucles spatiales constituent l'univers. Supposons aussi que leur longueur cumulée soit inférieure (en nombre de points constitutifs) à la longueur totale de la suite de points. Elles peuvent glisser le long de la dimension absolue, et même se traverser. Si elles se traversent alors qu'elles possèdent une longueur égale, l'univers ne compte plus qu'une seule boucle pendant au moins un instant. Elles peuvent aussi se faire directement suite, sans qu'aucun point ne les sépare. Considérons plutôt le cas contraire : elles ne se font pas directement suite et des points les séparent. L'une diminue par exemple sa longueur de cinq points. Ces cinq points peuvent augmenter l'écart qui séparent les deux boucles. Mais cet écart peut aussi rester inchangé, tandis que la longueur de l'autre boucle augmente de cinq points. Dans ce dernier cas il y a un glissement des points qui séparent les deux boucles. Finalement, elles peuvent se donner ou se prendre de la longueur quelle que soit la distance qui les sépare. Qu'elles soient immédiatement voisines ou qu'elles n'y soient pas ne change rien.

Principe du prolongement mutuel de deux boucles spatiales

  • Flèche rouge : direction du déplacement de cinq points
  • Points rouges : points témoins
  • Points noirs : extrémités des boucles spatiales

Il en va avec deux boucles comme avec # boucles. Même si deux boucles quelconques sont séparées par un grand nombre d'autres boucles, elles peuvent échanger de la longueur exactement comme si elles étaient immédiatement voisines. Ce qui donne une image assez concrète, mais incomplète des prolongements mutuels des boucles spatiales. Il faut aussi considérer que chaque boucle non seulement « voit » les autres boucles, mais qu'en plus elle « voit » ce que « voient » les autres boucles. Dans un espace unidimensionnel en effet, il n'y a que de la transparence d'un bout à l'autre.

 

Prolongements spatiaux

Les pieds posés sur une particule relative, un observateur imaginaire situé « dans » une boucle spatiale regarde au dessus de lui. Son regard suit la courbure de l'espace. Il voit une deuxième particule relative au dessus de sa tête. Imaginons maintenant que les particules relatives soient transparentes. Son regard continue de suivre la suite de boucles. Il voit une troisième particule située dans le prolongement de la deuxième. Et ainsi de suite. Rien n'interrompt son regard, il perçoit toutes les variations de son univers unidimensionnel. Comme il y a # boucles spatiales, il y a 2# extrémités, il voit donc 2# particules relatives en perspective.

Or une particule relative, à chacune des deux extrémités de chaque boucle spatiale, c'est le reste de l'univers. C'est-à-dire les # - 1 autres boucles de la dimension absolue.

Chaque boucle spatiale dédouble ainsi deux fois les # - 1 autres boucles spatiales de l'univers. Elle se prolonge directement ou indirectement par chacune des # - 1 autres boucles. De plus les boucles sont munies d'une direction puisque leurs points constitutifs vont du plus ancien au plus récent. Ce que voit notre observateur dans une direction, par l'une des deux extrémités de la boucle, est distinct et s'ajoute à ce qu'il voit dans l'autre direction, par l'autre extrémité. Chaque boucle spatiale prolonge donc 2(# - 1) fois les autres boucles, soit 2# - 2 fois. Il faut ajouter à ces 2# - 2 boucles la boucle de référence où se situe l'observateur, ce qui donne 2# - 1 boucles.

Depuis sa boucle spatiale, l'observateur compte donc 2# - 1 liens spatiaux relatifs. Ce phénomène se multiplie autant de fois qu'il y a de boucles, ce qui donne #(2# - 1) liens, soit un total de 2#2 - # liens pour l'ensemble de l'univers.

(#-1) + (# - 1) + 1 = 2# - 1
soit 2# - 1 liens « visibles »
depuis chacune des # boucles

#(2# - 1) = 2#2 - #
soit 2#2 - # liens « visibles »
depuis l'ensemble des # boucles

# boucles spatiales dans l'absolu donnent 2#2 - # liens spatiaux en prolongements mutuels dans le relatif.

(2#2 - #)1/ #

#(2# - 1)1/ #

Du fait des prolongements mutuels, chaque lien spatial se dédouble 2# - 1 fois dans l'ensemble de l'univers.

Ce qui signifie aussi que tout mouvement d'une boucle spatiale quelconque se dédouble 2# - 1 fois dans le relatif, dans l'ensemble de l'univers.

Ainsi, lorsqu'un événement microscopique se produit, par exemple lorsque la longueur d'une boucle augmente de cinq points, il en existe simultanément 2# - 1 clones disséminés partout dans l'univers. Tout événement microscopique existe en 2# - 1 exemplaires « synchrones ».

Ces événements synchrones microscopiques se mélangent cependant entre eux de multiples façons aux grandes échelles. À notre échelle humaine, leur « synchronicité » se brouille de telle sorte que tout nous paraît unique.

 

Liaisons

Pour tout nombre n de points distincts les uns des autres, il existe un nombre L de liens si et seulement si chacun des n points est relié une fois et une seule à chaque autre point :

(n2 - n)1/2 = L

Par exemple pour n = 7 :

(49 - 7)1/2 = 21

Vérifions, relions sept points et comptons les liens :

 

7 points et 21 liens
Il y a bien 21 liens. Il est possible de multiplier les exemples, même si une multiplication d'exemples ne prouve rien.

 

Un test de vérité

Forts de notre formule L = (n2 - n)1/2 , nous allons nous demander si # boucles spatiales qui se prolongent mutuellement dans le relatif permettent à chaque particule relative d'être spatialement reliée à chaque autre particule relative de l'univers. C'est là une question restée en suspens depuis que nous nous demandons si l'univers est un [agglomérat de # particules relatives] relié par # liens spatiaux à un autre [agglomérat de # particules relatives].

Première étape. Pour tout nombre 2# de particules relatives relativement distinctes les unes des autres, il existe un nombre y de liens spatiaux si et seulement si chacune des 2# particules relatives est reliée une fois et une seule à chaque autre particule particule relative de l'univers :

y = [(2#)2 - 2#]1/2

y = (4#2 - 2#)1/2

y = [2(2#2 - #)]1/2

y = 2#2 - # liens spatiaux

 

Deuxième étape. Comme nous l'avons déjà vu plus haut, chaque extrémité de chacune des # boucles spatiales de l'univers se prolonge directement ou indirectement dans le relatif par les # - 1 autres boucles. Chaque boucle spatiale compte deux extrémités, elle se prolonge donc par :

2(# - 1) = 2# - 2 boucles

À ces 2# - 2 boucles en prolongement s'ajoute la boucle elle-même, ce qui donne un ensemble de 2# - 1 boucles.

Et il y a autant d'ensembles de 2# - 1 boucles qu'il y a de boucles. Soit au total (appelons ce total Y)
#(2# - 1) = 2#2 - # liens spatiaux.

Y = 2#2 - # liens spatiaux

y = Y

 

CQFD

Un lien spatial relie donc bien chacune des particules relatives de l'univers à chaque autre particule relative. L'univers n'est pas un [agglomérat de # particules relatives] spatialement reliées par # liens spatiaux à un autre [agglomérat de # particules relatives].

 

2# espaces

Chaque particule relative se relie donc spatialement à chaque autre particule relative de l'univers. De son propre « point de vue » elle se situe au « centre » de l'ensemble des 2# - 1 autres particules relatives de l'univers. 2# espaces possèdent ainsi chacun une particule relative pour « centre ».

 

Chaque particule relative
est au « centre » de l'ensemble des autres

Nous verrons plus loin que ces 2# espaces constituent un pseudo-espace à quatre dimensions. Seules des structures de liens spatiaux comptant au plus trois dimensions spatiales peuvent s'étendre. Résultent de cette restriction la gravitation, le magnétisme et les deux interactions nucléaires.

And yeah
Le festival Solidays 2007 vu sous l'angle
des prolongements mutuels des boucles spatiales :)

 

Le rayonnement du corps noir

Les prolongements mutuels des boucles spatiales et les dédoublements qu'ils provoquent suggèrent l'existence de mouvements réguliers et répétitifs dans la nature.

Soit l'intérieur d'un four - noir quand il est froid, mais qui peut être chauffé à blanc. Les ondes électromagnétiques qui l'emplissent oscillent d'autant plus vite qu'elles portent une grande énergie, une grande chaleur. La variation ne s'opère toutefois pas de façon continue, mais par « paliers » identiques, de façon discrète. Elles sont toutes un multiple entier du quantum hv, avec h constante de Planck et v fréquence. Il s'agit des « modes propres » du rayonnement du four.

Émettons l'hypothèse qu'à chaque mode propre corresponde le mouvement d'une boucle spatiale dédoublée dans la cavité. Seule une différence de longueur d'au moins un point peut distinguer le mouvement de deux boucles spatiales, d'où des interférences et des variations quantifiées de longueurs d'ondes - c'est-à-dire de fréquences.

Les 2# - 1 dédoublements d'une boucle spatiale ne se situent cependant pas tous dans la cavité, ils se répartissent plus ou moins régulièrement partout dans l'univers. Ils subissent donc l'action de toutes sortes d'environnements non locaux. Leurs mouvements, leur énergie, fluctuent plus ou moins autour de valeurs moyennes, ils ne peuvent pas être totalement déterminés. L'absence de mouvement, d'énergie, dans la cavité, est donc paradoxalement supérieure à zéro. Le « vide absolu » n'existe pas.